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Histoires

« La police est restée les bras croisés, sans rien faire »

By septembre 26, 2022No Comments
(Photo CPO)

Matt, un résident du centre-ville qui a comparu à la première audience de la CPO le 21 septembre, a partagé une photo de sa contre-manifestation lors de l’occupation du centre-ville d’Ottawa par les camionneurs en février. (Photo – Commission populaire d’Ottawa)

Déclaration de Matt, un résident du centre-ville:

Des photos de personnes agitant des drapeaux à croix gammée, d’appropriation culturelle des pratiques autochtones, de Justin Trudeau suspendu par une corde circulaient. Nous avons vu des bannières… de groupes haineux nationalistes blancs. Nous avons assisté au harcèlement généralisé de ceux qui désiraient porter un masque dans notre communauté et plusieurs cas d’intoxication, d’urination et de défécation en public. Sans parler des émanations toxiques des véhicules en marche et des ordures laissées sur place. Comme il a été mentionné, la vitrine du café Happy Goat de la rue Elgin a été brisée. Il se trouve que le drapeau de la Fierté transgenre y était placé à ce moment-là. Ce qui, à mon avis, est un acte haineux. La police est restée les bras croisés, sans rien faire.

La première nuit, je suis sorti seul pour manifester sur la Colline. C’est à ce moment-là que cette photo a été prise. Un groupe de policiers s’est approché de moi et m’a dit, je cite : « Nous savons que vous essayez de vous opposer à tout cela. Mais, si vous restez plus longtemps, nous ne pouvons pas garantir votre sécurité ». Je leur ai dit que j’avais le droit d’être là et que je ne bougerais pas. Ils sont restés nonchalamment au coin de la rue à regarder tout ce qui se passait. Dans certains cas, ils ont pris des photos avec les manifestants du convoi. J’en suis resté bouche bée. Je me suis senti seul et cela a renforcé le sentiment général de la communauté selon lequel le SPO avait complètement perdu le contrôle de la situation et ne pouvait plus faire respecter la loi de manière appropriée.